En Backstage

Frédéric nous emmène dans les coulisses de Beauregard

En quoi consiste le recyclage et l’entretien de Beauregard?

L’entretien de Beauregard c’est de collecter tout ce qui est déchets, séparer autant que possible le recyclable. Les gros cartons, c’est essentiellement ça qu’on recycle. Il y a des collecteurs qui séparent tri sélectif [plastique, canettes] et tout ce qui n’est pas recyclable. Cette collecte se fait toute la journée. On a une difficulté quand même: tout ce qui est mélangé ne peut pas être recyclé.

Vous le re-triez après?

On ne re-trie pas. On a des grands conteneurs où on met les cartons et les sacs propres [avec uniquement du plastique]. Il y a trop de mélange en fait. Le matin il y a une équipe qui aide à l’évacuation des déchets. Il y a un camion poubelle qui passe, on regroupe tout et on essaie de retirer le maximum de plastique [dès que c’est propre] et de carton. Le verre aussi.

L’idée c’est qu’à l’ouverture, tout soit nickel: il y a la collecte et l’évacuation des déchets avec une différenciation au maximum pour qu’il y ait un recyclage. Le matin il y a le nettoyage des prairies [qui se fait aussi tout au long des concerts]. Dès qu’un concert se termine il y a une équipe qui arrive pour évacuer au maximum.

Et pour ça, il y a combien de personnes? 

Il y a quatre équipes de quinze personnes. Il y a aussi les festivaliers … les restaurateurs. Il faut que tous aient suffisamment de conteneurs pour essayer de faire le tri et que ce soit propre.

Quelle quantité de déchets ramassez vous? 

En tri ce matin le camion benne avait à peu près cinq tonnes. On va dire entre cinq et sept tonnes de déchets ménagers. Ça va à l’incinération à Colombelles, qui sert après à chauffer la ville d’Hérouville.

Ce système existe depuis le début du festival?

Ça existe depuis le début. On va vers l’exigence du tri. Les gens sont de plus en plus concernés mais dans les poubelles il y a souvent une barquette avec trois frites. Dans ce cas le sac jaune est fichu. Les gens ne savent pas trop. On a toujours à améliorer, il y a un axe de progression là dessus.

Les eco-cups fonctionnent bien? 

Tout ce qui est gobelet plastique n’existe plus. Il n’y a plus ce souci. C’est déjà une avancée majeure. C’est vraiment ancré dans la société, les gens viennent avec leur verre ou l’achètent. Ça fait un souvenir en plus.

Les équipes qui travaillent sont bénévoles? 

Il y a des bénévoles entretien. Il faut bosser, aller changer les sacs, surtout à l’heure des repas.

Je suis éducateur, le matin il y a des jeunes qui sont en IME [Institut Médico-éducatif], dans une école spécialisée. Il y a aussi des adultes en situation de handicap qui travaillent dans un établissement d’accompagnement par le travail. Ils sont intégrés aux équipes tout au long de la journée.

C’est quand même sympa parce que quand on est en poste on peut aller voir les concerts. Ça permet de naviguer, de ne pas être bloqué derrière un comptoir. On pourrait se dire: le bar c’est plus sympa… en vivant l’expérience de l’entretien, c’est pas mal. On a une liberté.

Ça a été un choix d’être bénévole à l’entretien? 

Oui, c’est dans le cadre de mon travail d’éducateur. C’est super, c’est une belle expérience et on est dans un univers sympathique. Les jeunes sont valorisés. Il y a aussi une volonté de la part des organisateurs de répondre favorablement aux demandes des IME. C’est pas évident car ça peut être source de questionnement. Il y a ici cette volonté de participer à l’inclusion.

 

Charlotte SEBIRE Léonard CASSETTE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *